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Le 12 octobre 2013. C’est la date que j’aime appeler « le premier jour du reste de ma vie ». Nouveau pays, nouvelle culture, nouvelle vie…

Autant de mots excitants que stressants ! Si on revient quelques mois avant le jour J, j’étais bien loin de m’imaginer vivre une telle expérience ! J’étais en licence d’éco, option gestion d’entreprises à Aix, et c’était pour moi une année assez difficile, car j’en avais marre de la fac (oui il faut dire ce qui est!!), de cette ville de ces gens… Un trop plein ! Et puis tout m’apparaissait comme compliqué : en même temps que je préparais mes derniers partiels de licence, il fallait aussi que je prépare les concours d’entrée pour les écoles de journalisme que je voulais passer ! Tout ça me paraissait tellement insurmontable ! Puis vint la fin de l’année scolaire, licence en poche (ouf!), et toujours dans l’attente des résultats de mes concours…. Et si je ne les avais pas ? Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que j’enchaîne un an à travailler dans un supermarché en attendant de retenter ma chance l’année suivant pour les concours ? Rien qu’à l’idée d’avoir un an à tuer j’angoissais… et puis, lentement mais surement l’idée de partir à l’étranger a muri, et plus j’y pensais, plus je me disais que c’était ce que je ferais en cas d’échec au concours !
La sentence tomba très peu de temps après, et bien évidemment, concours raté, mais tout compte fait j’étais loin d’être perdante.
En 3 mois, je me suis donc décidée à partir en Australie (oui je sais c’est loin, mais justement!), j’avais acheté les billets, fait mon passeport, bref toute la paperasse nécessaire pour pouvoir partir.

 

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Le départ

Pendant ces 3 mois, j’étais surtout excitée, et j’y pensais tous les jours. Excitée à l’idée de partir si loin de mes chers parents que je n’avais jamais quitté. Excitée de vivre dans un autre pays, parler une autre langue, rencontrer de nouvelles personnes. Excitée de relever ce défi… parce que oui, ce voyage c’était un défi pour moi. Je devais me prouver que j’y arriverai coûte que coûte quoiqu’il arrive.

Et puis le jour J arriva… et là je faisais moins la maligne ! Ça y est, j’y étais, le moment crucial des au revoir, de l’envol (ou du déchirement, ça dépend comme on vit la chose), du grand saut ! Pour être très honnête, ça a été plus difficile que je ne le pensais, mais ça valait le coup !

Le voyage

 

Bon alors soyons francs : l’Australie c’est bien sympa hein, mais alors les 26 heures de vols beaucoup moins… Même quand on décide de faire les choses bien, c’est-à-dire de partir avec Emirates, le vol paraît insurmontable.
Sur la deuxième partie du vol, après mon escale à Dubaï, je me suis retrouvée assise à côté d’un couple d’australiens charmants, l’âge de mes parents environ, et la première chose qui m’a frappé, ça a été leur gentillesse. En parlant un peu, je leur ai expliqué qu’arrivant à 2h du matin à Melbourne j’avais réservé une chambre d’hôtel, et qu’une navette devait venir me chercher, mais n’ayant pas de portable, j’étais bien embêtée. Arrivée à l’aéroport, ni un ni deux, ils ont appelé pour moi l’hôtel et ont attendu que la navette vienne me chercher. Là je me suis dit, ça commence fort !

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Les semaines à venir m’ont confirmées ma première impression, et je suis tombée amoureuse de Melbourne. Cette ville est juste… magique ! Et ce n’est pas pour rien qu’elle a été élue la ville où l’on vit le mieux au monde ! C’est beau, c’est propre, les gens sont gentils, accueillants et l’atmosphère qui règne dans cette ville est juste génial ! On a un sentiment d’être à la maison !
Très vite il a fallu que je trouve un travail, la vie sur place étant assez chère ! J’ai donc trouvé un boulot de kitchen hand dans une pâtisserie… Il faut savoir que chez moi, la cuisine c’est une passion, mais je n’aurai jamais pensé que j’aurai été prête de sauter le pas comme ça ! Et puis dans ce genre de voyage, on se met souvent des barrières, parce qu’on pense que c’est au-delà de nos limites, qualifications, etc. mais la propre limite, souvent, c’est nous !
Un des avantages de l’Australie, c’est qu’ils sont prêts à vous donner votre chance. Si vous montrez suffisamment de détermination, et de motivation, ils vous prendront ! Et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Ça a été une expérience très formatrice, parce que le travail en cuisine est quelque chose de très stressant, précis, et méticuleux. Il n’y a pas de place à la réflexion ! Et j’ai beaucoup appris sur moi tout au long de cette expérience de travail, j’ai adoré !

La traversée du désert

Et puis j’ai connu le chômage, comme un grand nombre de français, venus ici et pensant que tout était facile. Il y a 10 ans, l’Australie c’était l’eldorado pour les jeunes. Maintenant tout cela a fait place à une grande compétition, car le ratio offre/demande est complètement déséquilibré, et beaucoup de français sont à la recherche de petits boulots, et malheureusement que très peu de places sont disponibles.

Ces 3 mois ont été très long, car ce sont les mois où j’ai le plus douté : est- ce que je devais rentrer en France ? Abandonner comme grands nombres de mes « amis » me le conseillaient ? Il faut dire que mes économies commençaient à sérieusement s’amoindrir, et mon moral était au plus bas. Avec le recul, je me dis que j’aurai certainement dû mettre à profit ces 3 mois et partir en ferme pour ensuite avoir la certitude de rempiler pour une deuxième année. Mais en Australie, ils ont un dicton « things happen for a reason »… Au moment où tout allait mal (je devais quitter mon logement, en trouver un autre, sans boulot, plus de sous = l’angoisse), j’étais prête à baisser les bras, j’ai été mise en contact avec une famille qui cherchait une aupair pour leurs deux petits garçons de 4 semaines et 15 mois… Ils ont été pour moi la bulle d’air dans l’aquarium géant où je me noyais à petits feux…

En parallèle de tout ça, j’avais décidé depuis le mois de Janvier que je voulais étudier dans une école de journalisme sur Melbourne l’année suivante ! Le dépôt de dossier fait, il fallait que je passe l’IELTS Academic… Cette petite chose qui coute $350…si peu ! Je l’ai loupé la première fois, de 0,5 points (oui dans ces cas-là, on a envie de tout casser), mais avec beaucoup d’acharnements je l’ai eu la deuxième fois avec 0,5 points en plus de ce que l’école demandait !

Tout s’est très vite enchainé, mes entretiens pour l’école, mon admission en master journalisme à RMIT, et mon retour en France !

J’appréhendais beaucoup ce retour, et pour plein de raisons. Quand on passe un an et demi à l’étranger, la terre continue de tourner pour tout le monde, et souvent à des rythmes plus soutenus pour certains. Et on se rend compte que finalement, l’expérience de vie qu’on a vécu nous a fait murir deux fois plus vite, et on se retrouve en décalé par rapport à tout le monde !
Bien sûr, les amis, les vrais, ils ne bougent pas, ils restent tels quels, ils comprennent votre évolution. Et puis il y a les autres, ceux avec qui finalement vous ne partagez plus rien. Ça fait partie de cours de la vie, c’est vrai, mais le retour à la réalité fait quand même assez mal !

Durant ces deux mois en France, je me suis sentie vraiment divisée, partagée entre deux vies : ma vie australienne, loin de tout, magique, pleine de surprises, tout le temps, et ma vie française proche de ma famille qui m’avait beaucoup manqué… Et c’est là qu’on se dit : oui la vie est vraiment faite de choix.

 

Les deux mois sont très vite passés, et me revoilà, en Australie, à Melbourne à vivre un vrai rêve : étudier le métier auquel je me prédestine, et dans une université reconnue internationalement… Des fois je me pince pour revenir à la réalité… mais c’est ma réalité !

 

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Cette nouvelle année je l’appréhende vraiment différemment de mon année précédente : cette année, elle a vraiment un but, et je n’ai plus qu’à l’atteindre ! Le fait d’avoir déjà une vie ici aide aussi à l’acclimatation, même si mon retour a été assez compliqué !
Cette année, elle rime avec espoir : espoir d’y arriver, espoir de vivre encore plein de belles choses, espoir de rencontrer encore plein de gens formidables,… J’en attends tellement !!

Enfin voilà, tout ce long charabia, pour vous dire de vivre chaque instant comme si c’était le dernier, de prendre des risques parce que vivre une vie bien rangée, ça n’a rien d’excitant (enfin pour moi), et de se dire que c’est maintenant qu’il faut le faire, tant qu’on est jeunes (et beaux !) !

 

« I see my path, but I don’t know where it leads. Not knowing where I’m going is what inspires me to travel it »

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